Voilà un groupe qu’on a bien envie d’écouter en concert, le voir au fond d’un bar, sur une scène à trois sous, près d’un port…. /… Et il se trouve qu’il y a assez de musiciens dans le café, qui tricotent de petites chansons, des petites danses, des petites cancoillottes. Du violon, de la caisse claire, une basse, des polyphonistes et un poète tombé là par hasard qui griffonne des vers sur un bout de nappe et qui s’applique à les plaquer sur les mélodies qui se déroulent. Ouaip, voilà ces Dièses là bons à écouter an attendant la sirène du paquebot…/…
Il y a du Têtes Raide dans ces mots écrits à la hâte, de la nostalgie aussi, et l’envie de faire la fête. Et surtout ce voyage qui n’en finit pas d’être dans la tête, celui qu’on a fait et celui qu’on va faire, « vers la mer des sargasses », vers ces « autres mondes ». Café des « Migrateurs » où tout le monde se croise, où les musiciens chantent des chansons qui disparaîtront avec la nouvelle aube. Il ne restera qu’une note suspendue à l’horizon, qu’un petit accord des Dièses, qu’un petit « air de rien », qu’un bout de bois planté dans le sable. Plus tard, ailleurs, quelque part, quelqu’un fredonnera un air qui nous rappellera quelque chose, une histoire avec des bateaux, des visages, des sourires… des personnes qui dansent, d’autres qui parlent, d’autres qui pleurent, d’autres qui ne savent pas quoi se dire… et toutes vivent cet instant là, ensemble. |
|